Merci à toi…

Merci à toi, le compagnon de vie, qui a supporté ma souffrance au quotidien

Merci à toi, la compagne, qui m’a vu me tordre de douleurs en te sentant impuissante

Merci à toi, le nouveau petit copain, qui découvre la maladie et essaye d’être le plus compréhensif possible

Merci à toi, la mère, le père, qui aimerait donner sa santé à la place de la tienne

Merci à toi, mon enfant, la soeur, le frère, qui soutient en silence ou détourne l’attention par des blagues

Merci à toi, l’amie, l’épaule sur qui j’ai pleuré des heures durant, doutant de ma féminité, de mon couple

Merci à toi, la collègue de travail, qui m’a dépanné de serviettes ou de tampons

Merci à toi, la copine, qui est venue m’apporter du Spasfon un dimanche soir

Merci à toi, le médecin, qui a su m’écouter, entendre ma souffrance du quotidien quand d’autres s’en fichaient

Merci à toi, le pharmacien du quartier, qui a essayé de trouver tous les remèdes naturels possibles

Merci à toi, l’inconnue des blogs/forums, qui m’a rassuré en te lisant

Merci à toi, Internet, de permettre de se sentir moins seule

Merci à toi l’aidant, d’être là, de nous rassurer, de sécher nos larmes, de nous préparer notre plat doudou quand on n’a pas faim, de nous aider à nous habiller quand la douleur est trop grande, de nous prêter ton pull à mettre autour de la taille quand on a le pantalon tâché de sang, d’annuler sans rien dire des rendez-vous car on n’a pas la force de s’y rendre,

Merci à toi, de nous rassurer quand on subit encore un échec médicamenteux

Merci à toi, d’être là à la sortie de l’hôpital

Merci d’être là, tout simplement.

GIF by Golden Globes - Find & Share on GIPHY

Rupture des eaux irlandaises

On était bien là bas. On avait passé la journée à visiter un centre monastique au coeur de l’Irlande, là où peu de gens vont. Ce n’était pas prévu, on avait stoppé notre itinéraire pour se poser un peu, c’est long un road trip. On avait trouvé une chouette cabane perdue dans la foret, chez des gens adorables. On était bien. A la fin de cette journée, on s’était dit qu’on irait voir et se balader autour du lac qu’il y avait un peu plus bas de notre cabane. On aurait été si bien.

Je ne conduisais pas, j’étais pas à l’aise en tant que passagère là bas, je préférais conduire mais on s’était partagé les jours de conduite et c’était à lui. J’en profitais pour admirer les paysages et ce vert à perte de vue. Sauf cette fois ci. Pendant que je regardais à travers la vitre en calculant qu’on pourrait même regarder le coucher de soleil au bord du lac, je ressentais les premiers signes.

Lire la suite »

Le doute…

C’est bizarre hein, ça ne vous a jamais fait ça à vous que quelque chose que vous souhaitez depuis longtemps, que vous savez qu’il faut que ça arrive et que le jour où ça va arriver, vous doutez, vous n’êtes plus sur ? Et bien c’est ce que j’ai vécu parfois suite à l’annonce de l’hystérectomie. Je savais depuis toujours que je ne voulais pas d’enfants. Je n’en ai jamais voulu, ça ne m’a jamais titillé lorsque je voyais mes copines avoir leurs bébés et je crois d’ailleurs qu’elles ont vite comprises qu’il fallait arrêter de vouloir à tout prix me faire porter leur bambin tant qu’il ne savait pas marcher. C’est pas mon truc les enfants, surtout les touts petits. À la rigueur quand ils grandissent, parlent et deviennent autonomes je veux bien, on peut faire des trucs cools avec eux. Et puis je n’en avais besoin dans ma vie, j’avais bien trop à faire pour m’épanouir personnellement, professionnellement, et faire pleins de projets et voyages. Cet égoïsme, je l’assume complètement. Je suis convaincue qu’une femme n’a pas besoin d’une maternité pour être pleinement épanouie mais ce n’est que mon avis personnel.

Lire la suite »