L’opération – et après…

2 jours après l’opération j’étais chez moi. Les suites opératoires se sont bien passées, j’avais retrouvé un transit, les pansements étaient propres et je n’avais pas de douleurs. J’étais contente de rentrer. J’ai passé le temps à l’hôpital toute seule mais je ne l’ai pas mal vécu. Mon barbu avait beaucoup de travail et l’hôpital était à plus d’une heure de la maison. Et puis j’ai eu la visite surprise de ma maman et ça, ça fait toujours trop plaisir ! Je n’ai pas vu le temps passer mine de rien, je me reposais beaucoup, je regardais les matchs de tennis et discutais avec les infirmières quand elles passaient. Bon, je dis pas que je me serais ennuyée si j’étais restée plus longtemps hein mais j’ai aussi apprécié ces deux jours tranquille avec moi-même.

Les consignes sont claires quand on sort après ce genre d’opération : du repos, du repos mais pas trop non plus. Une seule règle à respecter scrupuleusement c’est ne rien porter de lourd. Car si à l’extérieur je n’ai que 3 petites cicatrices, à l’intérieur tout se reconstruit autour d’un organe manquant. J’ai une cicatrice vaginale qu’il ne faut surtout pas laisser se rouvrir. A la maison, des fleurs et des chocolats sont là pour me donner du courage pour cette convalescence qui commence, je mesure encore à quel point j’ai la chance d’avoir des amis en or.

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L’hystérectomie

Voilà, la décision est prise. Après 3 ans d’échecs thérapeutiques, la décision est prise de pratiquer une hystérectomie afin de retirer complètement le fibrome et vu son emplacement, cela implique aussi de retirer l’utérus ainsi que le col. Lors du rendez-vous où la décision a été prise, d’autres méthodes ont été évoquées mais aucune ne garantissait son efficacité, cela allait soit jouer sur les douleurs soit sur les saignements mais je n’allais toujours pas être tranquille. Et même si 3 ans paraissent peu par rapport à certaines femmes qui ont des fibromes depuis bien plus longtemps, je n’en pouvais plus. J’en avais marre de saigner tout le temps, comme je l’avais dit, les dernières semaines, je saignais quasi tous les jours, ponctué d’hémorragies, de pertes de caillots, de port de serviettes hygiéniques à changer toutes les heures… Quand je travaillais la nuit, je mettais des serviettes hyper épaisses qui servent aux fuites urinaires (l’étape avant les couches en fait) histoire d’être tranquille, je ne pouvais rien prévoir, la moindre sortie, la moindre randonnée était source de stress à l’idée que j’ai des fuites et bien souvent, c’était le cas voire les grands débordements. Non, j’étais à bout, j’avais à peine 40 ans, j’avais débuté avec le fibrome ma relation avec mon barbu, je n’avais pas de désir d’enfants, l’hystérectomie était la meilleure et la seule chose à faire. Je voulais juste mener une vie de femme.

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