L’opération – le jour J !

Et voilà, on me réveille tôt pour me préparer. La douche à la bétadine n’existe plus, une simple douche, crème dépilatoire et ça fera l’affaire. D’ailleurs j’avais oublié l’odeur horrible des crèmes dépilatoires et comme ça brûle, surtout pour faire la maillot. Bref, parenthèse esthéticienne fermée, je mets mes sexy bas de contention, la chemise d’opération et j’attends sur mon lit. On te réveille à 6h mais tu peux très bien être descendue au bloc à 11h. Alors autant la veille je n’avais point de stress que le matin, même sans grande inquiétude, j’ai quand même pris un demi xanax en pré médication comme l’avait prescrit l’anesthésiste. Et bingo, je me suis replongée dans les bras de Morphée. C’est une aide soignante qui m’a réveillé vers 10h pour me dire qu’il y aurait un peu de retard. Et c’est une demi heure plus tard qu’un brancardier est venu me chercher.

Juste le temps d’envoyer un message à mon barbu pour lui dire que je descendais et que je l’aimais.

Hop, on descend dans le service de bloc opératoire. Je ne vois que les plafonds, c’est super frustrant, j’essaye parfois de me relever, de tourner la tête, je déteste ne rien capter de ce qu’il y a autour. L’infirmier de bloc qui me récupère en bas est super sympa. Je croise encore plein de personnes et décline à chaque fois mon identité. J’ai du le faire une bonne dizaine de fois. C’est important de le préciser pour la suite. On continue de discuter avec l’infirmier, on rigole même. Je me change et mets la tenue de bloc. Et on m’emmène dans le bloc où j’allais donc avoir mon opération. Là encore, plusieurs personnes commencent à s’affairer autour de moi, je décline encore à chaque fois mon identité et là. Et là une jeune demoiselle se présente à moi « bonjour je suis Machine, l’interne du professeur Machin qui va vous opérer ». Ah mais non Machine. Ah non non. Moi c’est Dr T. qui va m’opérer, pas le professeur Machin. Et là gros blanc. Tout le monde s’arrête et se regarde. J’éclate de rire, l’infirmier aussi et comprend son erreur. Il y a deux mêmes opérations en même temps et il s’est trompé de bloc. C’est pas grave mais en même temps, ça craint un peu. J’aurais pu me retrouver peut être avec un pied en moins et avoir toujours mon utérus.

Bref, on sort de là et je vais enfin dans mon bloc. D’ailleurs ma gynéco m’attend. Et là, les choses sérieuses commencent. On me perfuse, des derniers mots avec mon médecin pour savoir comment je me sens. On m’installe le masque sur le visage et c’est parti…

J’ouvre les yeux, je suis en salle de réveil. La douleur est vive. Je suis branchée en haut et en bas. Perfusion au bras et sonde urinaire en bas, j’étais prévenue et ne suis pas surprise. Mon premier réflexe est de toucher mon ventre. Je n’ai pas de poches. Ma plus grosse crainte était d’avoir après une stomie, une poche à caca vulgairement parlant. Ça pouvait être un risque, minime certes mais un risque. L’infirmière de salle vient me voir, adorable elle aussi et me demande si j’ai mal. J’acquiesce et elle me branche une petite perfusion de Tramadol. Moi qui n’en voulais pas mais je ne veux pas souffrir non plus. Quand ça commence à aller mieux, je peux remonter dans ma chambre. Je suis bien réveillée, je me sens bien. Il est 15h.

Une fois dans mon lit, une infirmière vient me voir. Prise de constantes, évaluation de la douleur, vérification des pansements et comme j’ai déjà uriné, elle peut enlever la sonde.

Mon premier geste sera d’envoyer un message à mon barbu et ma maman. Je vais bien. Enfin. C’est fait. Un sentiment de renaissance m’envahit. Je sais que j’ai fait le bon choix.

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