Les semaines avant l’opération…

Ça y est, la date est posée. Ça sera le 8 octobre. Suite à mon rendez-vous de juillet où l’opération a été décidée, j’ai dû attendre qu’une infirmière du service de gynécologie m’appelle pour programmer l’opération et me donner quelques explications. Ce fut très long d’attendre, je n’ai eu des nouvelles qu’un mois après. Peu de renseignements, juste une date. Bon. C’est ainsi. Je prends mon rendez vous chez l’anesthésiste, commande mes bas de contention, avertis ma chef que je serai en arrêt à partir de cette date afin qu’elle s’organise pour me remplacer. C’est long jusque là, long d’attendre, je suis pétrifiée d’angoisse, j’essaye de ne rien montrer mais avec le recul, je pense que j’ai été insupportable avec mon entourage, je ne pensais qu’à ça, l’attendais avec tant d’impatience et tant de peur aussi. J’arrivais de moins en moins à rationaliser, tout me paraissait loin et futile, je n’arrivais pas à trouver de l’intérêt pour quoi que ce soit, je n’arrivais pas à me concentrer.

En vacances dans le Cantal, en pleine déconnexion, et dieu sait à quel point j’en avais besoin, après un été à travailler double et quasi tous les jours. J’étais bien, dans mes volcans, dans ma région natale, avec mon barbu et mon chien. Une petite maison paumée, face à des champs, une forêt et un ruisseau. J’étais au paradis. Bien sur, le fibrome s’est invité généreusement, les 7h de route lui ont fait office de faire part pour s’inviter en vacances avec nous. Et puis il y a eu l’appel.

Pour dire que l’opération était décalée. J’étais anéantie. J’avais tellement peur de de ça.

Une erreur dans les plannings de bloc apparemment, je ne sais plus trop. Je n’écoutais plus. Je m’effondrais. L’infirmière au bout de fil s’excusait et comprenait mais elle n’y était pour rien. J’ai vite raccroché. L’opération était reportée 3 semaines plus tard. Je suis sortie de la pièce, mon barbu était dehors, au soleil en train de jouer avec le chien. Je me suis effondrée de nouveau dans ses bras et il m’a rassurée. C’était pas très grave (c’est ma phrase ça d’habitude, mince…), l’important est qu’elle était reportée et que j’allais être opérée.

Mais j’étais tellement fatiguée, lasse de tout ça. C’est comme si je me reprenais les 3 dernières années en pleine gueule et qu’on repartait au point de départ. C’était une nouvelle désillusion, un nouvel espoir qui s’avérait être encore un échec. Je le prenais comme ça. Après tant d’autres.

J’essayais de me ressaisir mais avec peine. Je n’arrivais pas à faire surface, je me reconnaissais plus. Ces derniers mois ont été tellement durs, tellement éprouvants que j’avais l’impression que tout m’écrasait. Je prenais de la phytothérapie, des fleurs de Bach, je pensais même à passer une gamme au dessus et prendre des anxiolytiques mais je ne voulais pas en arriver là. J’étais irritable, susceptible à un point inimaginable, je ne me supportais plus, je me renfermais. Je pouvais passer des heures à rien faire, sans parler, les yeux et la tête dans le vide.

Il fallait vraiment qu’elle arrive cette opération…

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