[ Témoignages ] Comment se passe une IRM ?

Plusieurs d’entre vous ont dû ou vont passer une IRM dans le suivi médical de leur(s) fibrome(s). Personnellement je n’en ai pas eu besoin mais j’ai voulu faire cet article pour complémenter le blog et vous apporter le plus d’infos ou de réponses possibles.

C’est à travers deux témoignages que, j’espère, vous aurez vos réponses. (leurs textes sont bruts, je n’ai absolument rien touché).

Mais tout d’abord, qu’est ce qu’une IRM ?

IMR signifie Imagerie par Résonance Magnétique. C’est une technique très répandue dans le cadre d’un diagnostic à poser. Elle utilise un champ magnétique et non des rayons X ce qui permet une imagerie très précise par coupes dans différents plans dans l’espace (en 2 ou 3 dimensions). Des IRM de chaque organe sont possibles comme des imageries du corps entier.

Il faut être à jeun, retirer tous bijoux ou objets métalliques (à cause de la force magnétique… CQFD !), et on vous demandera d’emmener un produit de contraste qui vous sera injecté (certains hôpitaux les fournissent). Et ensuite, le fameux tube dans lequel vous serez entre 20 et 30 minutes. Certains hôpitaux là aussi peuvent fournir des écouteurs pour que vous entendiez de la musique plutôt que le bruit de la machine. Mais soyez rassuré, c’est un examen totalement indolore !

Dans le cas de nos fibromes, il s’agira de faire une IRM pelvienne. Il s’agit là de l’examen le plus complet pour visualiser au mieux les fibromes, leurs tailles et leurs rapports entre eux. Mais aussi de voir le plus précisément possible l’anatomie de l’utérus et du pelvis afin d’envisager au mieux les possibilités thérapeutiques, souvent chirurgicales.

Voici le témoignage de Sabine :

J’ai eu ma fille en 2010 et j’ai eu mon premier diagnostic de fibromes en 2011. Mon utérus a été diagnostiqué polymyomateux et une alternative médicamenteuse m’a été proposée. Une situation qui a créé beaucoup d’inconfort dans mon quotidien entrainant également une anémie récurrente.

J’ai passé 2 IRM et à la suite de cela 4 hystéroscopies (2 opérations cette année). L’hystéroscopie m’a été proposée pour préserver au mieux l’état de mon utérus.

L’IRM est conseillé par le gynécologue comme étant la meilleure solution pour estimer la taille exacte des fibromes.

J’ai été bien préparée par mon médecin qui m’a expliqué le déroulement de l’examen, j’ai été bien accompagnée (explication par les assistants de la raison pour laquelle le liquide est injecté dans le corps, la sensation que cela peut avoir sur les organes génitaux ou la sensation de chaleur du corps avec le rayonnement). Il est également possible que les assistants réinjectent du liquide si la visibilité n’est pas assez bonne pour le radiologue.

C’est un examen que je n’ai pas vraiment apprécié (le bruit récurrent, le moment qui semble interminable et le sentiment d’isolement).

Pour la suite et surveillance, je ne peux pas dire qu’il y est un suivi après. Je n’ai pas eu de résultat directement transféré à mon gynécologue.

Voici le témoignage de Cristina

Bonjour

Je m’appelle Cristina, j’ai 38 ans.

Je vais expliquer un peu mon parcours.
Je fais une échographie en février 2020 ; on me trouve deux fibromes, un de 2 cm et un de 10 cm. Le choc, le radiologue me dit que je dois sûrement faire une IRM.
Je revois ma gynécologue qui m’envoie voir une gynécologue médicale et obstétrique. Mon rendez-vous s’est très mal passé, elle me dit qu’elle me fait une myomectomie, explique les risques de l’opération, je suis en état de choc, elle me dit de passer une IRM sans aucune explication.

Je passe récupérer ma convocation ; rdv prévu pour début mars, on me fait une ordonnance d’un produit que je dois acheter en pharmacie, je demande pourquoi ; on me dit que c’est pour mieux voir pendant l’examen.
Je n’ai jamais fait cet examen, je ne m’attendais pas à cela.

En plus de tout ça, le confinement, on me demande si je souhaite maintenir le rdv, je dis que oui.
Le jour de l’examen il ne faut pas avoir de piercing, sauf s’ils sont en bioflex, il ne faut pas être claustrophobe. On est allongé avec du poids sur le ventre pour que rien ne bouge, on rentre dans un tunnel avec un casque et de la musique dans les oreilles. La machine fait un bruit de marteau piqueur et de tambour.

On me fait une piqûre, on me dit que c’est comme un spasfon pour que rien ne bouge dans le corps 20 minutes. Je travaille sur ma respiration, si besoin on a une sonnette, puis 6 minutes cette fois on m’injecte un produit contraste par intraveineuse dans un cathéter. Je suis dans le tunnel ça commence à me démanger le ventre, les bras, partout… Je ne sonne pas. Je le dis après, j’ai eu une réaction allergique, j’ai des boutons. On me fait asseoir, on me donne de l’eau avec de la grenadine.

On me dit de patienter pour voir si je me sens mieux. Je repars après un petit moment puis j’attends les résultats, compte rendu et cd, qui confirme les résultats de l’échographie.

Mars 2021 encore une IRM, celle-ci ne se passe pas pareil car je sais à quoi m’attendre.

Elle a été différente car j’étais plus préparée, cette fois on m’a pas demandé de rapporter les produits utilisés, j’ai apporté ceux-ci après. L’examen s’est passé de la même façon, j’ai fait une réaction au niveau de la piqûre.
On m’a gardé un peu, ensuite on est venu me donner le cd et me dire ce qui a été vu. Le compte rendu je l’ai reçu par courrier, 1 fibrome de 10 cm et de 2 cm et des noyaux, et j’apprends aussi que j’ai un souci avec mes ovaires. Donc voilà 1 an après je me retrouve au même point alors qu’il avait diminué

Merci mille fois à elles deux pour ces témoignages.

J’espère que cet article aura répondu à quelques questions que vous vous posiez sur l’IRM.

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