Plan A

Après la découverte du fibrome, il fallait trouver un traitement, quelque chose pour stopper les hémorragies. J’avais de la chance pour l’instant, je n’avais pas de douleurs, juste des règles hémorragiques. Quand j’y repense 3 ans après, c’était vraiment le début de cette galère.

Cela ne durait vraiment que le temps des règles, pas plus pas moins mais je perdais tellement de sang, c’était le début d’une vie centrée autour de ce sang, autour de toujours flipper que je perde du sang, que la fameuse goutte chaude tombe dans ma culotte, la peur de tâcher le fauteuil, être flippée quand tu te relèves. Plus rien ne serait comme avant, je le savais.

Mon gynéco de l’époque m’a prescrit une pilule qui devait stopper les règles. Vous aurez compris rien qu’à cette phrase et surtout au titre, que ce fut un échec. La pilule en question était Optimizette, une pilule progrestative. C’est le générique de la pilule Cerazette. Elle fait partie de ces pilules microdosée. Un progestatif est une hormone similaire à la progestérone, hormone naturelle qui aménage notre endomètre afin d’agir sur l’arrivée de nos règles à chaque cycle. Le dosage d’Optimizette est calculée afin de bloquer l’ovulation et ainsi la survenue de nos règles. Bien sûr, elle garde l’action contraceptive qu’on attend avant tout d’une pilule.

Comme c’était le premier traitement, j’étais confiante. J’avais toujours pris la pilule depuis le début de mon activité sexuelle et à l’époque, les méfaits de la pilule sur nos organismes n’étaient pas aussi connus (ou en tout cas, je ne voulais pas les voir).

J’attaquais donc le traitement en juillet 2017. Les deux premiers mois se sont déroulés effectivement sans saignements, j’étais contente, vraiment contente ! J’y croyais tellement. Et puis le mois d’octobre est arrivé avec l’apparition de spotting. Je n’en avais jamais eu. Je découvrais les joies de ces pertes de sang qui surviennent en dehors des règles. Cela arrive à beaucoup de femmes, il ne faut pas s’effrayer de ces pertes même si elles sont méga chiantes, on est d’accord ! Elles peuvent être le résultat de dérèglements hormonaux ou comme dans mon cas, dues à des maladies comme le fibrome, endométriose ou IST (Infection Sexuellement Transmissible)… Si cela persiste, un changement de pilule ou de contraceptif peut tout remettre dans l’ordre.

Normalement, dans le mois, on a 3, 4 ou 6 jours de règles. Moi c’était l’inverse.

Bref, si cela était resté à du spotting irrégulier, ça aurait pu le faire mais de spotting, c’est passé à des saignements fréquents. Et toujours ces hémorragies. En décembre, j’appelais mon gynéco. Je n’étais tranquille que 3 ou 4 jours, sans spotting ou saignements. Le traitement ne marchait pas. Il fallait se faire une raison. On compte 6 mois pour qu’on dise qu’un traitement fonctionne ou non. Il avait débuté en juillet je revoyais donc mon gynéco fin janvier pour en discuter. Mais comme je l’avais senti à l’apparition du fibrome, je savais. Je savais que ça ne marcherait pas.

Rendez-vous donc en janvier pour savoir ce qu’on allait faire. J’étais déçue bien sûr mais encore confiante, je savais en tant qu’infirmière qu’on ne trouve pas toujours du premier coup le bon traitement 😉

3 réflexions sur “Plan A

  1. Ohla ces mots raisonnent bien dans ce que je vis en ce moment …, de mon côté c’est de l’endométriose mais exactement la même galère 😔

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      • Pour l’instant j’ai une pilule ou est censé bloquer les ovaires mais au finale je perds quand même du sang .. pour le reste c’est passage aux urgences de tps en tps, IRM, écho pour suivre l’évolution .. bref spectatrice de la maladie 😢

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